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jeudi 1 mars 2018

PORTRAIT. Clothilde Roussel, le coup de ciseaux toujours plus haut à Compiègne

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Petite déjà, Clothilde était compétitrice dans l'âme. Gym, BMX, danse moderne... Elle multiplie les expériences sportives. La seule condition : pouvoir participer à des compétitions. "Je n'aimais pas perdre", confie la jeune femme, amusée.

Plus tard, Clothilde, originaire de Compiègne, doit choisir sa voie. Puéricultrice ? Pas assez manuel. Ses deux critères : pouvoir développer son esprit artistique et... faire de la compétition. Petit à petit, la coiffure devient une évidence. Dès lors, elle multiplie les médailles : en 2015, elle est médaillée d'or en section Junior catégorie Dame Technique, épreuve Hair by Night.

En mars 2015, elle obtient le bronze aux championnats du monde par équipe, à Séoul. Une année plus tard, elle ajoute deux médailles d'argent à sa collection avec les championnats d'Europe en individuel. 


2017 est l'année de la consécration pour Clothilde. En septembre elle remporte le titre de championne du monde de coiffure en équipe. Le résultat d'un an de travail acharné avec sa "team", composée de quatre autres coiffeurs et coiffeuses. 


Dans la "vraie vie", une employée modèle

Vincent-André Lecourt a été son professeur en première année d'apprentissage au CFA de Compiègne. Aujourd'hui, il est son patron. Car Clothilde oeuvre désormais au Barbier de sa ville, un salon mixte à Compiègne. "Au bout de 20 ans d'expérience, on finit par repérer les bons éléments. J'ai tout de suite compris que Clothilde irait loin. Elle avait un caractère bien trempé et savait ce qu'elle voulait et ce qu'elle ne voulait pas", témoigne M. Lecourt.

Son patron est très fier de sa réussite : "c'est une grande joie de voir qu'on ne s'est pas trompé dès le début", se réjouit-il. Au quotidien, ces nombreuses victoires n'ont rien changé. "Il n'y a pas eu de jalousie ou de remarques de la part des clients". 

Les compétitions ne sont pas ses seuls moments de joie et d'épanouissement. Au quotidien, Clothilde a sa clientèle régulière, homme et femme. Au salon, ses clientes lui font confiance et la laissent souvent laisser libre cours à son imagination. Ce qu'elle préfère, "les coiffures de soirées ou de mariées".
Prochaine étape pour Clothilde, les Championnats du monde en septembre 2018 à Paris. "Les modalités ne sont pas encore connues, on ne sait pas si ce sera en équipe ou en individuel". 

Ma poup

Une victoire dont Clothilde se dit particulièrement fière. D'autant qu'elle a su faire des sacrifices. "Pendant un an, vous ne voyez pratiquement plus vos amis ni votre famille. Ma poupée malléable est devenue ma meilleure amie", plaisante la jeune femme. 


"J'ai la chance d'avoir bénéficié du soutien total de ma famille. Ils m'ont suivi partout où j'allais, sauf en Corée du sud", relate-t-elle. 
Compiègnehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/compiegne

lundi 22 mai 2017

Mes premiers jours de travail : Marion, 24 ans, contrôleuse SNCF

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Chaque jour, près de 15 000 trains circulent en France. Et pour assurer la sécurité des passagers, les contrôleurs doivent être nombreux. Régulièrement, La SNCF assure la formation de jeunes contrôleurs. Parmi eux, Marion, 24 ans, originaire de Laon, en Picardie
Depuis janvier, Marion suit une formation intensive à Paris. Après plusieurs semaines de cours théoriques, la jeune femme est de retour en Picardie pour un mois de travail en autonomie, avant de passer ses examens. Nous l'avons suivi pendant une journée de service.

11h46 - A la gare d'Amiens
Marion commence sa journée de contrôleuse. La jeune femme de 24 ans exerce depuis seulement trois semaines. Mais elle a déjà pris le rythme.

Avant le départ du train, la Picarde inspecte soigneusement les wagons. Puis elle ajuste son uniforme pour l'accueil des usagers. Une rigueur acquise au cours de trois mois de formation intensive à Paris.

Les contrôles se font pour l'instant sous la surveillance d'un confrère. En cours de formation, Marion n'est pas encore pas habilitée à verbaliser les voyageurs. Mais ce n'est pas une facette du métier qu'elle redoute.
 

13h21 : Arrivée en gare de Paris Nord


Puis deux heures de pause plus tard, c'est reparti direction Amiens. Cette fois, Marion est seule à bord. Sa mission : assurer la sécurité et organiser les arrêts.

Pourtant, la jeune femme ne se destinait pas à ce train de vie. Elle qui avait commencé des études d'infirmière, a finalement découvert le métier de contrôleuse au cours d'un job d'été. Aujourd'hui, elle est fière d'avoir trouvé sa voie. Aujourd'hui, Marion a parcouru plus de 390 kilomètres.

L'examen final pour valider la formation est prévu le 30 mai. Marion rejoindra peut-être les 250 contrôleurs de la gare d'Amiens



  1. Picardiehttp://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie

"Travailler encore" : portrait de Marion, contrôleuse